Adolphe Racot

Élements biographiques

Adolphe Racot,  Le plan d'Hélène (1881)

“ Henri tressaillit ; puis, baissant la tête :
– Elle l'a dit, répliqua-t-il.
– En ce cas, reprit Chênefer, l'innocence ne doit pas supporter le poids de la faute.
– Que voulez-vous dire ?
– Que je suis assez riche pour assurer au moins l'avenir d'un être qui n'est pas responsable de sa mère, si tant est qu'elle ait dit vrai ! ajouta le peintre d'un air de doute.
Henri réfléchit un instant :
– Ce que vous ferez sera bien fait, mon père : vous êtes un homme d'honneur, et je suis votre fils.
Quelques heures plus tard, Chênefer se présentait chez Hélène Briffaut.
”
Source : Gallica

Adolphe Racot,  Le Supplice de Lovelace, par Adolphe Racot (1883)

“ Je l'ai aimé, entends-tu, aimé.
— C'est faux ! s'écria Bernard.
— J'ai aimé M. de Givry ! continua-t-elle avec rage.
- Tu mens !
- J'ai aimé M. de Yérargues !
- Tu mens
— Je suis une femme perdue ! reprit Mme de Sainte-Laure au paroxysme d'une colère farouche.
Je suis indigne de l'amour d'un honnête homme.
Et maintenant tu me connais : relève-toi, écrase-moi à ton tour. Je retrouverai peut-être devant tes insultes l'orgueil qui m'a manqué devant tes larmes.
Bernard se traîna devant elle, éperdu, et avec un élan de joie ardente : — Ah !
”
Source : Gallica

Adolphe Racot,  Le plan d'Hélène (1881)

“ Au cri de M. d'Armentray, un cri de la Bretonne avait répondu, rauque et tragique. Elle se précipita sur le vieillard, lui frappant dans les mains, l'appelant, épongeant son front mouillé de sueur. Mouton rentrait au même instant. Il comprit tout.
– Ah ! rugit-il, c'est ce sale lascar qui l'a mis dans cet état-là. J'aurais dû m'en douter. Madame ne peut pas le souffrir. Et dire que je ne l'ai pas étranglé, mille millions de trompettes !
Tiphaine, au milieu de son désespoir, se signa, car pour elle cette exclamation grotesque était
quand même un blasphème.
”
Source : Gallica

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