Résumé

Henri Nicolle Le château de Maisons : son histoire et celle des principaux personnages qui l'ont possédé (1858)

Le président n'était pas un homme aussi fantasque qu'il en avait l'air.
A quelque temps de là, le 29 juillet 1714, M. le duc de Saint-Simon est prévenu, avec un mystère pareil, à Versailles, que M. de Maisons l'attend chez lui, à Paris, pour une communication d'importance. Cette fois, M. de Saint-Simon
ne devait pas être déçu. En effet, sans qu'il pût s'expliquer comment, M. de Maisons avait, avant tout le monde, appris la nouvelle que le roi déclarait ses deux bâtards, et leur postérité masculine à l'infini, vrais princes du sang. C'était la ruine de ses espérances sur le duc d'Orléans.
Source : Gallica

Henri Nicolle Le château de Maisons : son histoire et celle des principaux personnages qui l'ont possédé (1858)

« ils mirent tous leurs soins à chercher un homme d'esprit et de mise qui joignît la connaissance du monde à une belle littérature, qui n'eût aucune religion, et qui, par principe, élevât leur fils à n'en point avoir. » C'était l'homme rare à rencontrer alors; ils firent si bien, qu'ils le découvrirent; mais l'histoire n'a pas gardé mémoire de son nom.
Il nous reste à présent à dire la mort de ce marquis de Maisons, pour passer à son fils, si singulièrement élevé, et nous reposer enfin, contre toute attente, sans doute, sur un homme honnête et véritablement distingué.
Source : Gallica

Henri Nicolle Le château de Maisons : son histoire et celle des principaux personnages qui l'ont possédé (1858)

« Vous voilà donc bien embarrassé ! répliqua Maisons : avoir à l'instant de la mort du roi des troupes sûres et des officiers sages, avisés et affidés tout prêts, avec eux des maçons et des serruriers, marcher au palais, enfoncer les portes et la niche, enlever le testament, et qu'on ne le voie jamais. » M. de Saint-Simon ne goûtant pas ce projet, le président tenta directement de le faire agréer au duc d'Orléans, qui le reçut de même. —Le plus mortel ennemi de ce prince n'aurait, en effet, rien pu imaginer de plus funeste à sa cause.
Source : Gallica

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