Henri Martin

Élements biographiques

Portrait de Henri Martin Henri Martin,  Académie impériale de Reims. Étude sur Linguet… (1861)

“ M. Lerond peut à sa fantaisie Distribuer la palme des neuf soeurs, Linguet rehaussera la robe des vainqueurs D'une légère broderie ; Et vous, si, par ses longs malheurs, Votre haine s'est assouvie, Vous, ses lâches persécuteurs, Tremblez qu'en traits de feu, sur vos fronts imposteurs, Sa main n'imprime un sceau d'ignominie. Ne pensez pas que la douleur Absorbant son âme flétrie, Il ne retrouve plus ses traits pleins de chaleur, Ses élans et son énergie. Par la disgrâce il n'est point abattu : C'est que la fortune ennemie Est le creuset de la vertu, Et donne la trempe au génie. ”
Source : Gallica

Portrait de Henri Martin Henri Martin,  Histoire de France populaire, depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours… (1868-1885)

“ Quatorze ans de guerres lointaines avaient épuisé le sang de notre peuple; quatorze ans de despotisme avaient brisé son âme. Le découragement, la stupeur étaient partout. La nation haïssait son gouvernement, se sentait perdue par lui et ne se sentait pas la force de se sauver par elle-même.
L'étranger, cependant, hésitait au bord du Rhin. Il redoutait quelque réveil soudain de la France, quelque coup de désespoir de Napoléon, et regardait le grand fleuve-frontière, le Rhin français, avec une sorte d'effroi. Les Prussiens, ivres d'ambition et de vengeance, voulaient aller en avant à tout prix
”
Source : Gallica

Portrait de Henri Martin Henri Martin,  Jean Macé et la fondation de la Ligue de l'enseignement (1883)

“ Qu'il traite de la politique ou de la science, il est bien le même, un charmeur encore par la plume, tout plein d'un merveilleux bon sens, d'un esprit singulièrement fin et caustique, traduisant ses pensées en un langage qu'envieraient les plus habiles ciseleurs de phrases. La Bouchée de pain est un chef-d'œuvre connu de tous et qui devrait être en toutes les mains. Pour avoir moins de notoriété, tel des discours de Jean Macé aux assemblées de la Ligue ou du Cercle parisien est un modèle tout à la fois d'ironie, de chaleur, de foi profonde, de confiance en l'avenir. ”
Source : Gallica

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