Henri Martin

Henri Martin

Résumé

Portrait de Henri Martin Henri Martin Jean Reynaud (1863)

Si les lois du monde physique repoussent la croyance à l'identité du corps, les lois de l'esprit ne repoussent pas moins la doctrine de la consommation des temps, de l'inaction des âmes dans le ciel et de la contemplation pure, avec cessation de toute espérance, de toute vertu, de toute force 1, et avec inégalité perpétuelle entre les élus, fixés chacun au degré de sainteté où les aurait laissés une épreuve unique. L'activité de l'âme est indéfectible avec toutes ses puissances. L'âme est créée à l'image de Dieu, et le Père travaille toujours, a dit l'Évangile.
Source : Gallica

Portrait de Henri Martin Henri Martin Jean Reynaud (1863)

Au point de vue humain, au point de vue des êtres qui vivent dans le temps, Dieu a créé, crée et créera toujours. Il crée infiniment à tout instant. La création est continue et toujours croissante à l'infini. Il faut distinguer entre la genèse éternelle de l'univers qui n'a jamais commencé et ne finira jamais, la genèse particulière de chaque sphère ou habitacle, qui a commencé et finira, et la genèse particulière de chaque être, de chaque âme, qui a commencé, mais ne finira pas, ayant reçu, à sa naissance un élément infini et étant faite à l'image de Dieu.
Source : Gallica

Portrait de Henri Martin Henri Martin Jean Reynaud (1863)

Faut-il croire l'homme diminué parce qu'il n'est plus le centre de l'univers ? La pluralité des mondes, révélée par l'astronomie, accablerait, en effet, notre petitesse, du moins au point de vue matériel ; mais l'infinité, que la métaphysique déduit logiquement de la pluralité astronomique, nous relève devant l'infini : plus de point de comparaison. La terre est toujours centre de l'univers, car tout est centre; l'univers est une sphère dont le centre est partout et la circonférence nulle part ; et il reste à l'homme sa propre infinité, d'un ordre bien supérieur à celle du monde.
Source : Gallica

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