Résumé

P. Giran Exposition coloniale de Marseille… (1906)

Les rapports entre l'âme et le corps, nous l'avons vu, ne sont pas complètement brisés après la mort ; l'âme, en effet, apparaît le plus souvent sous sa forme corporelle qui comporte une ressemblance. Puisque un lien si évident unit le corps à l'âme, n'est-il pas logique de penser que l'âme habitera de préférence la dépouille mortelle, ou le lieu où celle-ci a été déposée, c'est-à-dire le tombeau. De cette théorie dérive la nécessité de la conservation des corps et l'obligation de leur donner une sépulture.
Source : Gallica

P. Giran Exposition coloniale de Marseille… (1906)

C'est le pouvoir éclairant du soleil, la vertu germinative de la graine, l'efficacité curative du remède, ou encore, comme l'écrivait un ancien philosophe chinois, « ce qui fait que les yeux voient et que les oreilles entendent ». C'est la cause universelle concrétisée ; elle est chez les Annamites, à la base de toutes les notions métaphysiques et de celle d'âme notamment.
L'idée d'âme, comme la notion précédente, est d'origine collective et procède de la nécessité impérieuse qui conduit le primitif à matérialiser sa pensée.
Source : Gallica

P. Giran Exposition coloniale de Marseille… (1906)

Tout ce qui existe dans la nature possède donc un pouvoir, contient une énergie opérative sans laquelle toute action serait impossible. C'est ce que les Annamites appellent le tinh (tsing en chinois) . Le tinh est un fluide, une force qui réside en toutes choses et sans laquelle nulle existence ne saurait se manifester. C'est donc avec quelque apparence de raison qu'on a pu assimiler cet élément à l'esprit vital ; il faut lui reconnaître cependant une signification plus large encore ; il est une condition de la vie et non pas la vie elle-même ; il est l'action en soi.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature