Résumé

Van Luu Le Pagodes chinoises et annamites de Cholon… (1931)

On est en droit d'en douter, le pays d'Annam et surtout la Cochinchine, qui n'a pas été indifférente aux grands événements mondiaux, politiques, sociaux et économiques qui ont bouleversé le globe, a évolué, depuis bien des lustres, vers un bouddhisme allégé, teinté de confucianisme aux prises avec d'autres religions rivales, librement propagées et gagnant tous les jours du terrain, pendant que la religion de Bouddha qu'on a toujours considérée comme nationale et qui n'a jamais fait de propagande en sa faveur dans le pays, se perd avec le temps.
Source : Gallica

Van Luu Le Pagodes chinoises et annamites de Cholon… (1931)

C'est devant ces tables, à terre, sur des nattes de rotin tressé, que les croyants viennent prier et consulter la déesse sur tous les actes de la vie courante : mariage projeté, concours à affronter pour un emploi rétribué, commerce à essayer, changement de domicile, maladie dont on redoute l'issue, etc... Nous en parlerons plus loin. Pour le moment essayons de reconstituer la vie légendaire de la déesse dont la famille et l'existence paraissent certaines d'après les Chinois et dont les pouvoirs miraculeux, étayés sur des fictions populaires, sont du domaine des mythes.
Source : Gallica

Van Luu Le Pagodes chinoises et annamites de Cholon… (1931)

Ce sont en général des prêtres qui font honneur à leur pagode et à la religion, à laquelle ils se sont voués corps et âmes dès leur jeune âge. Ils se sont imposés au respect et à la vénération des croyants par leur désintéressement, leur abnégation et leur vie austère, ne vivant que des végétaux, ne marchant que nupieds et ne couchant que sur la dure.
S'ils sont de bonne conduite, tous les Tàng ou Su (prêtres) peuvent devenir Tri-su' ou Thû-toa (bonzes résidents) après deux ou trois années d'études poursuivies dans les pagodes et de pratiques religieuses.
Source : Gallica

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