Cakravartin

Définition et enjeux

Portrait de Émile Senart Émile Senart Essai sur la légende du Buddha… (1875)

Vâsuki ni Cesha n'ont ici de rôle, mais le Cakravâla n'est lui-même qu'un autre nom du même objet2, de ces vapeurs circulaires, tour à tour océan, montagnes, serpents, qui flottent à l'horizon; le Cakravartin ne conquiert point le breuvage d'immortalité, encore sa vie participe-t-elle de l'immortalite des dieux en dépassant celle de tous les hommes.
Source : Gallica

Ivan Pavlovič Minaev Recherches sur le bouddhisme (1894)

A la mort du grand roi, il se passa, selon ce récit, la même chose qu'à celle du fondateur du bouddhisme : les peuples se disputèrent les reliques du saint exactement comme la dépouille mortelle du Cakravartin ou souverain du monde.
Ménandre, puissant souverain d'un vaste pays, prétendant à en juger par les symboles de ses monnaies à la domination universelle, a pu être traité par la population indienne d'alors tout à fait à la manière indienne, c'est-à-dire devenir l'objet d'un culte. Hiouen-Thsang parle du culte des reliques du Cakravartin dans l'Afghanistan d'alors.
Source : Gallica

Antoine de La Mazelière Moines et ascètes indiens, essai sur les caves d'Ajantâ et les couvents bouddhistes des Indes… (1898)

Le mythe solaire subit la même transformation dans la littérature des Indiens. Mais leur religion leur défendait de montrer le héros accablé par la fatalité. Au Cakravartin ils opposent le Bouddha, l'ascète dégoûté de la vie, qui aspire au néant.
Quand la conquête fut terminée, le Yogî devint plus cher aux Aryens que le guerrier. Arjuna se retire dans la jungle, pour s'y mortifier. Râma, le héros par excellence, fait deux parts égales de sa vie : l'une est consacrée aux exploits militaires, et l'autre à l'ascétisme.
Source : Gallica

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