“ « Assieds-toi et regarde, lui répondit Bhîma ; n’aies aucune peur, car c’en est fait à jamais de la vie pour ce monstre, qui est venu s’engager dans mes bras ! » 6026. « À quoi bon, reprit Arjouna, laisser vivre plus longtemps ce criminel Rakshasa ? Il est impossible de s’arrêter en chemin, quand il faut marcher, ô toi, qui domptes les ennemis ! 6027. » Avant que l’orient ne rougisse, avant que l’aurore ne commence, c’est le moment terrible, où les Rakshasas ont le plus de force. 6028. » Hâte-toi, Bhîma ! ne badine pas : tue l’épouvantable Rakshasa ! ”
Rakshasa
Définition et enjeux
Le Rakshasa, figure mythologique des textes hindous, incarne souvent le mal, la cannibalisme et la force déchaînée. Dans le Mahâbhârata, ces démons sont combattus par des héros comme Bhîma, leur violence symbolisant des forces à surmonter.
Le Râmâyana de Vâlmîki évoque quant à lui Râvana, chef des Rakshasas, ennemi de Râma. Les textes le décrivent comme un antagoniste redoutable, lié aux Asuras et aux dieux, illustrant son rôle ambigu entre menace et épreuve divine. Sa présence souligne les tensions entre ordre cosmique et chaos.
Citations sur “Rakshasa”
“ Le faible Démon enlevé ainsi dans le combat par le vigoureux Bhîma, résistait de toutes ses forces ; il entraînait çà et là ce fils de Pândou. 445. Quand Vrikaudara le vit fatigué, il enchaîna le Rakshasa avec ses bras, comme on lie un bétail avec une corde. L’homme fort le fit tourner bien long-temps, la pensées perdue, tremblant, poussant de vastes clameurs, semblables au son d’un tambour double. 446-447. À peine le fils de Pândou eut-il senti le Rakshasa évanoui, il le prit avec force dans ses bras et le fit périr de la mort des bestiaux. ”
“ À ces mots du magnanime, la Rakshasî aux formes aimables de lui répondre ainsi : 558. « Fuyez d’ici promptement : voici mon robuste frère ! il vient vous tuer : allez-vous-en au plus vite ! » 559. » Bhîmaséna de répondre en ces ternes, à cette femme si pleine d’affection : « Je ne le crains pas ! S’il vient, je le tuerai ! » 560. » Le vil Rakshasa, qui les entendit parler, poussant de grands cris, les formes épouvantables, horrible à voir : « Avec qui parles-tu, Hidimbâ ? lui dit-il. Amène-le devant moi ! Mangeons-le, et ne veuille pas tarder ! » ”
