Duryodhana

Définition et enjeux

Alfred Roussel,  Idées religieuses et sociales de l’Inde ancienne

“ Duryodhana, énumérant à son père Dhṛtarâṣṭra les peuples innombrables devenus les sujets de Yudhiṣṭhira, dit sous forme de conclusion :
« Les hommes peuvent atteindre les mers de l’est, de l’ouest et du sud, mais pour celle du nord, il leur faudrait des ailes. Et pourtant les (Pâṇḍavas) ont étendu jusque là leur domination » [88] .
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Alfred Roussel,  Idées religieuses et sociales de l’Inde ancienne

“ Observons cependant que Duryodhana se débarrassait un peu lestement d’un censeur, importun sans doute, mais qu’il eût bien fait d’écouter. Il est vrai que Yudhiṣṭhira n’était guère plus raisonnable, lorsqu’il tenait ce langage :
« C’est l’Ordonnateur qui décrète pour les êtres le bien et le mal. On ne saurait s’y soustraire... Je jouerai donc... bien que je sache que les dés me seront funestes ; je ne puis faire autrement » [312] .
Cette morale dont le fatalisme est l’essence n’a rien de bien sévère, puisqu’elle autorise, en réalité, tous les abus, tous les excès.
”
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Alfred Roussel,  Idées religieuses et sociales de l’Inde ancienne

“ Dhṛṣṭadyumna est le meurtrier né de Droṇa » [292] .
En conséquence, il les engageait à s’occuper de leurs intérêts, sans s’inquiéter des siens. Puisqu’il était condamné à périr sous les coups du frère de Draupadî, il subirait sa destinée ; c’était à eux d’aviser à leur propre salut. Mais Duryodhana ne voulut rien entendre ; et le poète de redire par la bouche de Samjaya la maxime fataliste que tout-à-l’heure il plaçait sur les lèvres de Yaiçampâyana :
« L’homme dont les Dieux veulent la perte, ils le privent de raison ».
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