Résumé

Chefs-d'oeuvre du théâtre indien… (1828)

RAMA. Que veut dire ce prodige ? Le baume céleste qui rend le mort à la vie est versé dans mon cœur ; ou bien , du sein de la lune, une rosée d'ambroisie descend dans mon ame, la pénètre, et me rappelle à l'existence. Tel est le pouvoir que possède le doux toucher d'une main que je reconnais : il peut animer l'être insensible, et remplacer par le feu de l'espérance le frisson du morne désespoir.
SITA, se retirant. Ah ! c'en est trop pour moi.
RAMA. Comment? n'était-ce pas ma chère Sîtâ qui me rendait la vie?
SITA. Ah ! mon seigneur est inquiet de moi.
Source : Gallica

Chefs-d'oeuvre du théâtre indien… (1828)

RAMA. Pieux solitaire, je n'ai qu'une demande à vous adresser. Puissent les chants inspirés, qui célèbrent cette histoire, charmer et purifier le cœur ! que, semblables à l'amour d'une mère, ils allègent nos maux ! que, pareils aux ondes du Gange , ils effacent nos péchés ! Puissent l'imagination dramatique et le goût profond que l'écrivain a mis dans la description des faits et dans la composition de ses vers, lui assurer l'honneur dû au grand maître de l'art poétique, également familier avec cette science encore plus sublime qui nous donne la connaissance sacrée de l'être unique et suprême !
Source : Gallica

Chefs-d'oeuvre du théâtre indien… (1828)

Quel brave héros , de son arc sans cesse retentissant, fait pleuvoir ainsi sur nos gens une grêle de traits? Tel que l'aigrette éclatante sur la tête qui en est parée, le jeune guerrier brille au front de bataille, et quand la couleur du dédain et de la colère anime ses joues, on lui reconnaît avec plaisir quelque chose de plus qu'humain. Il est étrange qu'un enfant, fils d'un solitaire ou d'un sage pieux, ose, avec une valeur aussi intrépide, défier seul une multitude d'ennemis , comme s'il était un rejeton jusqu'à présent inconnu de la tige de Raghou.
Source : Gallica

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