“ Dis, Gandharva ! Peut-il exister rien, qui soit jamais la cause de notre défaite ? Les gens de bien, qui marchent avec la science des Védas, triomphent des ennemis, qui vaguent dans la nuit ! » 6494. « Vous n’aviez pas de feu perpétuel allumé, répondit le Gandharva, vous n’aviez aucune oblation, un brahme ne marchait pas à votre tête ; c’est pourquoi, fils de Pândou, je n’ai pas craint de vous attaquer. 6495. » Les Yakshas, les Rakshasas et les Gandharvas, les Piçâtchas, les Ouragas et les Dânavas se plaisent à raconter de longues histoires sur ta judicieuse famille. ”
Gandharva
Définition et enjeux
Le Gandharva, figure centrale de la mythologie hindoue, désigne des êtres célestes souvent associés à la musique, aux parfums ou aux cérémonies religieuses. Dans le Mahâbhârata, ils apparaissent comme des interlocuteurs divins, interprétant les lois du cosmos. Asanga, dans le Mahāyāna-Sutrālamkāra, les compare à un support de sagesse, transmettant les idéaux sans s’épuiser.
Frédéric Baudry établit des analogies mythologiques avec le centaure, tandis que Shûdraka, dans Le Chariot de terre cuite, en fait un personnage terrestre chantant. Ces approches variées illustrent le rôle ambivalent du Gandharva, à la fois céleste et profane, reliant mythe et philosophie.
Citations sur “Gandharva”
“ « Sauve-moi, éminente personne, dit la Gandharvî, et rends à mon époux sa liberté. Celle, qui implore ta miséricorde, seigneur, est une Gandharvî, qui a nom Kounibhlnaçî. 6470. Youddhishthira dit : « Qui pourrait tuer un ennemi vaincu dans le combat, dépouillé de sa renommée, sans force, n’ayant plus qu’une femme pour défenseur ? Ami, rends-lui sa liberté, meurtrier des ennemis ! » 6471. Arjouna de parler ainsi ; « Reçois la vie ; va-t-en : cesse de t’affliger, Gandharva. L’héritier du trône de Kourou, Youddhishthira te fait grâce. » ”
“ Ne veuille donc pas non plus, s’il te plaît, détruire les mondes, toi, Parâçara, le plus instruit des hommes versés dans la science ; toi, qui n’ignores pas l’existence des mondes supérieurs. » 6864. Le Gandharva dit : « À ce langage du magnanime Vaçishtha, le maharshi de réfréner cette colère, qui voulait exterminer tous les mondes. 6866. » Le rishi à la vive splendeur, le plus savant des hommes versés dans les Védas, Parâçara, fils de Çaktri célébra le sacrifice des Rakshasas. ”
