Résumé

Louis Langlès Monuments anciens et modernes de l'Hindoustan… (1821)

Néanmoins on ne risque pas de se tromper en désignant sous le nom de Siva ou Mahâ-Dêva la figure à gauche qui regarde le levant ; d'après les règles adoptées dans tous les temples hindous, ce dieu doit toujours regarder l'orient, tandis que l'Yôni ou l'emblême de la femme doit regarder le nord ; il tient à la main le serpent Cobra de Capello, un de ses symboles ordinaires ; le reptile dresse la tète comme pour le regarder en face. La ligure du dieu porte l'empreinte de la colère, sa passion ordinaire
Source : Gallica

Louis Langlès Monuments anciens et modernes de l'Hindoustan… (1821)

Tels sont les honneurs que cette aveugle gentilité rend aux démons. »
Le démon adoré dans cette pagode est l'organe de la génération ou Chaka-naden 1, un des noms que les Malabars donnent à Isouara, appelé aussi chez eux par corruption Isouren. C'est la puissance génératrice 2. L'image de cette divinité est placée au milieu du temple en face de la porte : « c'est un bloc de granit haut d'environ 4 pieds, de forme conique, et dont le sommet offre l'esquisse d'une figure humaine ; elle est surmontée d'une arcade dorée, taillée dans le massif de l'édifice, et qui ressemble à une gloire. »
Source : Gallica

Louis Langlès Monuments anciens et modernes de l'Hindoustan… (1821)

Au centre des sept enceintes se trouvent différentes chapelles ; on remarque sur-tout celle qui renferme l'image identique du dieu Vichnou, à laquelle Brahmâ lui-même rend un culte d'adoration. C'est à cette image merveilleuse que la pagode entière doit son existence et son nom ; corruption malabare de celui de Sri-ranga-nayaga, qu'on donne à la seconde personne de la trinité indienne, quand elle est représentée couchée sur le serpent Sêcha, durée, ou Ananta, sans fin, dont les sept têtes lui servent de dais, et voguant ainsi sur la mer de lait, battue par les bons et les mauvais génies 2.
Source : Gallica

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