Résumé

Portrait de Louis Rousselet Louis Rousselet L'Inde des rajahs : voyage dans l'Inde centrale et dans les présidences de Bombay et de Bengale (1875)

Sortant des terrains bas et demi-noyés qu'il vient de traverser depuis la mer, il voit tout à coup s'élever, à l'extrémité d'une immense esplanade, une ligne imposante de palais. De tous côtés se dressent des colonnes, des clochers, des dômes; des navires énormes remplissent le port; la foule affairée se presse sur les quais; des voitures, des palanquins vont et viennent dans un pittoresque tumulte ; tout, en un mot, lui rappelle qu'il a devant lui l'une des plus grandes villes du monde, la capitale d'un empire qui compte deux cents millions de sujets.
Source : Gallica

Portrait de Louis Rousselet Louis Rousselet L'Inde des rajahs : voyage dans l'Inde centrale et dans les présidences de Bombay et de Bengale (1875)

Impossible de trouver de contraste plus frappant à ce panorama que le pays qui s'offre à nos yeux de l'autre côté du défilé ; tout autour de nous, des collines de sable s'élèvent jusqu'à la crête des Aravalis et semblent chercher à escalader cette barrière qui seule les empêche d'envahir la vallée d'Ajmir; à l'horizon s'étend le désert et, au-dessus de sa surface ondulée et monotone, percent des pics dentelés, comme noircis par le feu. Le soleil disparaît comme nous débouchons dans la plaine, et nous n'atteignons Poschkar qu'à la nuit.
Source : Gallica

Portrait de Louis Rousselet Louis Rousselet L'Inde des rajahs : voyage dans l'Inde centrale et dans les présidences de Bombay et de Bengale (1875)

L'éléphant y enfonce ses pieds, et, pétrissant le sol boueux, le faisant écrouler sous ses efforts réitérés, il finit par se creuser un chemin. Nous sommes arrivés à moitié de la hauteur; là, presque à portée de notre main, est la terre; au-dessous de nous rugit le torrent, se brisant dix mètres plus loin sur les débris de la digue. Pour nous, un faux mouvement de l'animal, c'est la mort certaine. Mais l'éléphant paraît sentir comme nous toute l'imminence du danger ; il travaille avec une incroyable énergie, excité par son mahout qui le caresse elle supplie avec un accent touchant.
Source : Gallica

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