Résumé

Albert de Pouvourville L'Art indo-chinois, par Albert de Pouvourville… (1894)

Dans le Tonkin et dans l'Annam, les statues géantes n'étaient pas faites pour la gloire du statuaire, mais seulement pour la gloire du dieu ou du héros, et ne se distinguaient pas alors par leur beauté intrinsèque, mais par la valeur de leurs laques, comme fut la statue de Ly-ong-than, ou par la difficulté de la fonte d'une grande quantité de métal, comme est Huyen-Vu, dit le « Grand Bouddha », de Hanoï. Ces
représentations ne viennent donc pas comme des statues, mais comme des morceaux curieux de laque ou de bronze, et seront étudiées sous ce point de vue.
Source : Gallica

Albert de Pouvourville L'Art indo-chinois, par Albert de Pouvourville… (1894)

L'esprit d'ailleurs des peuples se retrouve ici plus que jamais dans leur architecture, et surtout leur architecture religieuse. Tandis que les Indo-Chinois y mettaient, avec la sobre grandeur de leur race, la note souvent gracieuse et émue de leur caractère, tandis que les Khmers bâtissaient, à hauteur de géants, ces colosses si conformes à leur atavisme, les Siamois et leurs voisins trahissaient, dans leurs temples, plus hauts que solides et plus brillants qu'orthodoxes, la légèreté, l'amour-propre et la vanité incurables qui font tout le fond de leur caractère et de leur politique.
Source : Gallica

Albert de Pouvourville L'Art indo-chinois, par Albert de Pouvourville… (1894)

Le jeune artiste puise son talent dans l'atavisme de la race et dans le milieu où il est né; l'unité et l'universalité du symbolisme ont fait à la nation une âme artistique, dont chacun de ses membres tire parti à sa manière. Même parmi les classes les moins disertes, il n'y a jamais d'indifférence ni d'ignorance totale vis-à-vis de l'art, et le jeune homme naît et croît dans une atmosphère intellectuelle et compréhensive qui aiguise et excite ses qualités natives.
Source : Gallica

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