Art khmer

Définition et enjeux

Portrait de Élie Faure Élie Faure,  Histoire de l’art/L’Art médiéval

“ Le sculpteur khmer donne une forme à tout ce qui n’atteint d’habitude notre sensibilité centrale que par ce que nous entendons et ce que nous goûtons et ce que nous sentons. Il sculpte les murmures et les lueurs et les odeurs de la forêt, le bruit cadencé des troupes en marche, le roucoulement profond des oiseaux qui cherchent l’amour, le râle rauque et sourd des fauves rôdant au travers des fourrés, le fluide invisible qui court dans les nerfs des femmes qui dansent quand la musique ronfle et quand monte la volupté. ”
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Albert de Pouvourville,  L'Art indo-chinois, par Albert de Pouvourville… (1894)

“ De sorte que, heurtant au Laos et au Cambodge le vieil art khmer, aujourd'hui perdu, l'art indien produisit un singulier mélange, — dû plus encore au vieux brahmanisme qu'au bouddhisme lui-même, — qui fait retrouver, à Bangkok et à Amarapura, la richesse ornementale indoue mêlée aux manifestations grandioses des races rouges, mélange dont les ruines des Grands Lacs du Cambodge sont l'expression la plus complète et la plus majestueuse. ”
Source : Gallica

Portrait de René Grousset René Grousset,  Histoire de l'Asie.... Tome 2 (1921-1922)

“ Tout en maniant des blocs pareils à ceux de l'Egypte pharaonique, les Khmers ont évité la lourdeur massive, l'aspect trapu et comme écrasé, qui déparent trop souvent les monuments de l'Inde. Dans les bas-reliefs comme dans la distribution architecturale des masses, cette différence est remarquable. Malgré la richesse des détails, l'Art Khmer paraît plus ordonné que l'Art Indien, plus classique en dépit de ses dimensions colossales. ”
Source : Gallica

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