Résumé

Émile Bayard L'art de reconnaître les styles coloniaux de la France… (1930)

Tombouctou « la Mystérieuse », par exemple, avec son architecture typique, ne ressemble à rien de partout ailleurs, et, sous sa lumière crue, l'immense quadrilatère que composent ses hautes cases massives et brunes, se pare de son aridité étalée, tout autant que la forêt inextricable, tissée de lianes, garde jalousement le mystère de son ombre.
Au surplus, les primitifs n'ont-ils point indiqué à notre civilisation coquette, les pendants d'oreilles, les colliers et les bracelets? Qui sait, d'autre part, si nous ne devons pas aux noirs l'idée de la terrasse nécessitée par leur climat torride !
Source : Gallica

Émile Bayard L'art de reconnaître les styles coloniaux de la France… (1930)

Admirons donc premièrement, dans nos colonies, les apports d'une civilisation étalée qui composent une beauté définitive, d'une altitude comme d'une variété impressionnante, avant de rêver de peuples autochtones. Mais encore le paysage différent a renouvelé l'ensemble des esthétiques d'importation, et, c'est derrière le temple de Minerve ou derrière la mosquée classique que l'on se récréera d'apercevoir, au cœur de l'oasis ou au fond de la brousse, l'inédit pittoresque de quelque village nègre.
Source : Gallica

Émile Bayard L'art de reconnaître les styles coloniaux de la France… (1930)

C'était la décadence contre laquelle nous verrons plus loin efficacement réagir l'Office des arts indigènes créé au Maroc, en 1916, par le maréchal Lyautey.
En fait, l'art ne progresse point; il se transforme, autant sous l'action de la mode que sous l'empire des mœurs nouvelles, la machine aidant qui multiplie l'œuvre, économiquement.
Faut-il donc offrir à l'indigène des modèles européens qu'il assimilera plus ou moins bien, ou le laisser maître de son inspiration vis-à-vis de la nature de son sol dont on lui exaltera les beautés?
Source : Gallica

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