Résumé

Portrait de Claudius Madrolle Claudius Madrolle De Marseille à Canton, guide du voyageur… (1902)

Bien n'est triste comme cette entrée en rivière bordée dé palétuviers; le fleuve lui-même semble désert, aucun navire, pas d'habitation sur les rives, à peine quelques pirogues indigènes, et à un moment, dans le lointain, un plateau élevé. Rien ne trahit la présence des Français, quand tout à coup, avant de quitter le Donnai pour la rivière de Saïgon on aperçoit les tours de la cathédrale; le cours d'eau forme des méandres capricieux, et c'est tantôt à gauche, tantôt à droite que l'on voit grandir ces points de repère.
Source : Gallica

Portrait de Claudius Madrolle Claudius Madrolle De Marseille à Canton, guide du voyageur… (1902)

Au centre d'une plaine, dit Mouhot, à quatre milles environ de la ville, il y a une pyramide sacrée d'une hauteur et d'une largeur immenses; elle sert en quelque sorte d'asile et le roi vient encore parfois la visiter. On n'y arrive qu'en bateau ou à dos d'éléphant; car il n'y a en fait de route pour aller jusque là qu'un canal ou des terrains marécageux. Cet édifice est très célèbre chez les Siamois à cause de sa hauteur; mais le seul attrait qu'il puisse y avoir pour un étranger, c'est la vue magnifique qu'on a du sommet.
Source : Gallica

Portrait de Claudius Madrolle Claudius Madrolle De Marseille à Canton, guide du voyageur… (1902)

Tout un quartier nouveau s'est élevé sur le Serpent autour de l'hôpital et de la gare du chemin de fer d'Harar.
En contrebas du plateau douze cents paillottes abritent des noirs ; c'est le quartier indigène; il s'étend jusqu'au plateau de Djibouti qui fut le berceau de la ville actuelle. On y remarque la jetée du gouvernement, la résidence du gouverneur, vaste édifice sans style et sans caractère, et les maisons de commerce, cafés et hôtels donnant sur la place du Port et la place de la Ville; c'est ici le centre actif, commerçant et animé.
Source : Gallica

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