Georges Beaume,
En Bas-Languedoc
“ Au delà de Madières, le chemin me conduit sur la route de Ganges, et d’abord je rencontre la Vis qui sort de son obscur défilé, grondant du fracas des eaux. C’est la montagne abandonnée des hommes, hostile à leurs entreprises, et qui tire sa beauté de son isolement farouche et des capricieuses sinuosités de son couloir où ne pénètre qu’un sentier. La route cependant s’écarte du causse. Voici des châtaigniers, des mûriers, une prairie ; j’aperçois, non sans une émotion de délivrance, la cité de Ganges en son cirque charmant de la musique de ses ruches de soie et tout enguirlandé de ruisseaux. ”
