Résumé

Albin Mazel La première marquise de Ganges… (1885)

Vous voulez connaître mes assassins, s'écria la Marquise dans un accès de délire,.
mes assassins, les voilà. Voyez-vous le Chevalier qui s'avance vers moi l'épée nue. Protégez-moi, monsieur de Catelan, le Chevalier veut me tuer. Et l'Abbé de Ganges, le voyezvous, ce monstre, qui porte un breuvage empoisonné. Je suis perdue! ayez pitié de moi, M. l'Abbé! Je frémis d'horreur en pensant que je vais mourir ! Grâce M. l'Abbé! ce breuvage a brûlé mes lèvres et mes entrailles ! Je souffre tous les tourmens de l'enfer! Impitoyables beaux-frères! monstres ! et la justice est impuissante à me défendre.
Source : Gallica

Albin Mazel La première marquise de Ganges… (1885)

Le Chevalier, débarrassé de tout souci du côté de son frère, ayant puisé même dans cette conversation un nouveau courage, se remit avec ardeur à rendre des soins à la Marquise. Elle les reçut comme elle croyait qu'ils étaient donnés, c'est-à-dire fort innocemment. Mais dès qu'elle s'aperçut que la passion s'en mêlait, elle reprit toute sa dignité et sa froideur et le tint à distance. Aussi n'osa-t-il jamais lui exprimer ses sentiments. Il se contentait de se montrer, par ses assiduités, l'homme le plus amoureux du monde.
Source : Gallica

Albin Mazel La première marquise de Ganges… (1885)

Loin de rompre avec l'objet de sa passion, il reprit la tactique précédemment adoptée. Il entretint le Marquis, son frère, de ridée d'avoir une femme dont la vertu égalait la beauté. Elle continua donc à être heureuse. Néanmoins l'antipathie qu'elle ressentait pour celui qui était l'auteur de ce bonheur, ne diminuait point.
Elle évitait avec soin d'être avec lui en particulier.
Cependant le Chevalier était aussi sensible que l'Abbé aux charmes de sa belle-sœur. Loin d'avoir pour lui la même antipathie que pour l'Abbé, elle lui témoignait de la confiance et de la bienveillance.
Source : Gallica

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