Narcisse Blanpain,
Musée féminin. Galerie des grandes criminelles…
(1871)
“ Comme un médecin qui verse goutte à goutte un breuvage dangereux, Exili avait prononcé lentement, mot à mot, cette longue apologie du crime, épiant de l'œil les conséquences de ses révélations. Sainte-Croix, dont la pensée n'était jamais descendue si avant, que depuis qu'il connaissait Exili, dans les profondeurs d'une âme possédée par le génie du mal, se sentait pris de vertige. L'empoisonneur s'en aperçut et, afin de ne pas lui laisser le temps de la réflexion, il reprit : —Tu connais mes pensées, mes rêves, mon ardent désir de faire passer ma science et ma haine dans un cœur jeune ”
