Mètre poétique

Définition et enjeux

Portrait de Aristote Aristote Poétique

V. Le mètre héroïque est celui dont l’expérience a fait reconnaître la convenance pour l’épopée Si l’on composait un poème narratif en un ou plusieurs mètres autres que celui-là, on verrait comme ce serait déplacé.
VI. C’est que l’héroïque est le plus posé des mètres et celui qui a le plus d’ampleur ; aussi se prête-t-il le mieux aux noms étrangers et aux métaphores, car la poésie narrative est la plus riche de toutes. Quant au vers ïambique et au tétramètre, ils ont la propriété d’agiter ; l’un convient à la danse, l’autre à l’action dramatique.
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Il est vrai que les auteurs qui exposent en vers quelque point de médecine ou de physique reçoivent d’ordinaire cette qualification ; mais, entre Homère et Empédocle, il n’y a de commun que l’emploi du mètre. Aussi est-il juste d’appeler le premier un poète et le second un physicien, plutôt qu’un poète. Supposé, semblablement, qu’un auteur fasse une œuvre d’imitation en mélangeant divers mètres, comme Chérémon dans le Centaure [9] , rapsodie où sont confondus des mètres de toute sorte, il ne faudrait pas moins lui donner le nom de poète.
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XV. Quant à l’importance de la tragédie, partie de fables légères et d’un langage plaisant, vu le caractère satirique de son origine, elle mit du temps à prendre de la gravité, et son mètre, de tétramètre, devint ïambique ; car, primitivement, on employait le tétramètre, attendu que cette forme poétique est celle de la satire et plus propre à la danse. Puis, lorsque vint le langage parlé [4] , la nature trouva elle-même le mètre qui lui convenait ; car le mètre le plus apte au langage, c’est l’ïambe
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