Résumé

Alexandre Vincent Analyse du traité de métrique et de rhythmique de saint Augustin… (1849)

Ainsi, c'est la division du pied en arsis et thésis qui caractérise essentiellement le rhythme ; et cette division ne signifierait rien de plus que ce qu'elle peut signifier dans le discours oratoire et dans la prose en général, si déjà l'on n'avait, tout établie, une suite de pieds égaux entre eux. J'ose donc dire qu'en introduisant l'arsis et la thésis dans la métrique, là où les pieds sont généralement inégaux entre eux , on donne à cette science une base imaginaire, ou plutôt, on crée une prétendue science radicalement inintelligible , parce que les éléments en sont contradictoires.
Source : Gallica

Alexandre Vincent Analyse du traité de métrique et de rhythmique de saint Augustin… (1849)

Pour saint Augustin, la musique est la science qui apprend à bien moduler, et la modulation est la science des mouvements bien ordonnés. Il vaudrait presque autant dire tout de suite, à ce qu'il semble, que la musique est la science des mouvements bien ordonnés ; mais non : une danse lascive est une modulation, non une bonne modulation
Source : Gallica

Alexandre Vincent Analyse du traité de métrique et de rhythmique de saint Augustin… (1849)

Des divers pieds qui résultent de cette modification, le principal, ou celui qui détermine le genre et lui donne son nom, est toujours celui qui a le plus de syllabes longues et par conséquent le moins de syllabes brèves, et, en résumé, celui qui est composé du moins grand nombre de syllabes possibles ; c'est ainsi, par exemple, que le spondée, le dactyle, l'anapeste , constituent le genre spondaique, etc., etc.
Aucun pied ne peut avoir une plus grande valeur que celle de quatre syllabes longues; et aucun pied de plus de quatre syllabes , tant longues que brèves, ne peut constituer un genre.
Source : Gallica

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