Résumé

Bernard Jullien L'Harmonie du langage chez les Grecs et les Romains… (1867)

Le vers hexamètre, écrit-il, a quelque chose de grave et de majestueux, mais il devient plus simple et plus familier si on lui associe le vers pentamètre. L'alcaïque, surtout quand il est soutenu par les deux espèces différentes de vers qu'on y joint, est plein de force et de grandeur. Au contraire, le vers saphique n'a rien que de doux et de coulant, et il tire beaucoup de grâce du vers adonique qui termine la strophe. A examiner la cadence du vers phaleuque, on dirait qu'il est fait exprès pour le badinage et pour l'amusement.
Source : Gallica

Bernard Jullien L'Harmonie du langage chez les Grecs et les Romains… (1867)

« L'art à l'amour est favorable, Et sans art l'amour sait charmer; A la ville, on est plus aimable, Au village, on sait mieux aimer,» deviennent, quand on sait exactement
pas de tous les mots, mais de ceux-là seulement qui terminent les sections, ou les sous-sections de la phrase. Ces accents doivent être d'autant plus marqués que le sens lui-même est mieux arrêté; en d'autres termes que la ponctuation est plus forte : et par conséquent, en français, le rhythme ne vient pas, comme dans le grec, le latin, l'italien et la plupart des langues modernes, de l'accent des mots isolés
Source : Gallica

Bernard Jullien L'Harmonie du langage chez les Grecs et les Romains… (1867)

L'harmonie imaginaire et l'harmonie réelle des deux langues classiques; car je n'ai pas plus pour objet d'établir les vrais principes de la prononciation des Grecs et des Latins, que de combattre les fausses idées qu'en ont données beaucoup d'érudits. Toutes les fois, en effet, qu'il s'agit d'une chose que nous ne connaissons pas, et dont nous avons entendu faire constamment l'éloge, les hommes que la réflexion fatigue, au lieu d'examiner attentivement les conditions essentielles de la question, se livrent tout d'abord à leur imagination.
Source : Gallica

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