Résumé

Benoît Bonesi Traité de la mesure, ou De la division du tems dans la musique et dans la poésie… (1806)

D'après ce que je viens de dire, je crois pouvoir conclure que l'accent est d'une seule et même nature, qu'il se produit lui-même, c'est-à-dire, qu'il est lui-même la force qui le produit, puisque sans cette force il n'existerait pas : que les degrés de sa force sont tellement multipliés qu'ils se dérobent à toute appréciation, à toute espèce de calcul, et que le sentiment seul peut nous les faire saisir et nous les faire distinguer.
Source : Gallica

Benoît Bonesi Traité de la mesure, ou De la division du tems dans la musique et dans la poésie… (1806)

En cherchant à assigner l'origine de l'accent, le P. Sacchi croit pouvoir la trouver dans la volonté du compositeur, puisqu'il place les notes accentuées où l'accent doit avoir lieu, et de ceux qui exécutent la composition, puisqu'ils donnent plus de force à ces mêmes notes. Cela est vrai quant à l'effet, mais cela ne nous explique pas la cause, c'est bien la conséquence mais ce n'est pas le principe. S'il en était ainsi, tout chant pourrait s'écrire et s'exécuter indifféremment sur telle ou telle mesure ; ce qu'on sent bien n'être pas praticable.
Source : Gallica

Benoît Bonesi Traité de la mesure, ou De la division du tems dans la musique et dans la poésie… (1806)

Or, comme tout ce qui produit l'harmonie sonore ne peut dériver que d'un seul et même principe , il est clair qu'une phrase poétique et un vers sont de la même nature qu'une phrase musicale -' ou pour mieux dire, sont la même chose , puisque l'une et l'autre dérivent de la même source , se composent des mêmes proportions , et concourent de la même manière à former un tout.
Source : Gallica

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