Antonio Scoppa, Des beautés poétiques de toutes les langues… (1816)
“ Une langue quelconque a un accent tonique dominant sur une syllabe de chaque mot. La nature a donné, et elle ne pouvait pas refuser, cet accent sans lequel la parole ne serait plus parole. Cet accent, qui donne l'être à la parole, qui en est lame, qui l'arrondit, et qui est comme un centre d'unité auquel vont se rallier les syllabes pour faire un tout; cet accent, dis-je, ne peut être qu'un seul dans chaque mot. Un mot avec deux ou trois accents, n'est pas un mot, mais deux ou trois mots. ”
