Résumé

Joël de Lyris Traité de versification française… (1926)

Pour qu'une romance, pour qu'une chanson, méritent de conserver ce beau nom de poésies lyriques, il faut que, sans la musique, leurs vers, par eux seuls, par leur charme propre, séduisent l'âme et l'oreille.
Faites des vers qui, sans être chantés, restent de beaux vers, et, en leur ajoutant l'harmonie des sons, vous réalisez l'alliance de la musique et de la poésie.
Mais il ne faut pas oublier que — pour tout ce qui doit être chanté — la cadence de chaque vers doit être rigoureusement la même dans tous les couplets, stances ou strophes.
Source : Gallica

Joël de Lyris Traité de versification française… (1926)

Lorsque, la plume à la main, l'on s'escrime à exprimer sa pensée en vers corrects, la première forme qui jaillit du cerveau, à peine dégrossie, s adoucit peu à peu par l'élimination des vocables rudes ou impropres. Puis la phrase s'assouplit, pour satisfaire l'oreille par sa cadence ou par son rythme : un mot trop faible cède la place a un mot sonore, la période s'arrondit, la césure se fixe, s'accentue par le choix d'une expression plus vive, plus nette, et finalement, le vers se déroule, vibrant comme une corde de lyre, rutilant comme un joyau.
Source : Gallica

Joël de Lyris Traité de versification française… (1926)

TOUT le monde ne peut pas être poète !
On s'est même accordé à reconnaître, de tous temps, que le talent poétique est un don naturel, qui relève de l'inspiration spontanée, et qui ne peut s'acquérir par la seule pratique de la versification.
Mais, en revanche, tout le monde possède — plus ou moins développé — le sens de ce qui est poétique, c'est-à-dire que tout le monde est plus ou moins capable de goûter le charme de la poésie. Ce goût est susceptible d'éducation. On peut, par l'exercice, et d'abord par la connaissance des règles de l'art poétique, l'étendre, l'affiner.
Source : Gallica

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