Maurice Grammont, Petit Traité de versification française
“ Il n’y a qu’un principe admissible pour le compte des syllabes : se conformer le plus possible à la prononciation de la langue vivante. La poésie de l’ancien français faisait ainsi ; la poésie d’aujourd’hui doit faire de même et tenir compte des changements qu’a subis la prononciation. Si les écoles poétiques du dernier quart de siècle, qui ont éprouvé avec tant de raison le besoin de rajeunir notre versification, l’avaient étroitement modelée sur la prononciation contemporaine, cette simple réforme les aurait peut-être menées au but qu’elles n’ont pas atteint. ”
