Achille Didier, Principes de rhétorique et de littérature… (1853)
“ Les vers blancs, c'est-à-dire qui ne riment point, n'ont jamais pu se faire admettre en français, malgré quelques essais de Voltaire en vers, de Vauvenargues et de Marmontel en prose. La poésie anglaise et la poésie allemande s'en servent heureusement ; mais notre langue, où l'accent est moins sensible, ne peut se passer des rimes. Le vers blanc fatigue par sa cadence, où l'oreille est perpétuellement déçue et attend toujours une consonnance qui ne vient pas. Dans la prose, le vers blanc est une négligence, une tache.. ”
