Résumé

J.-C.-M. Sol La palette théorique, ou Classification des couleurs (1849)

C'est dans le lys ou dans la colombe que la couleur blanche respire la candeur et l'innocence, c'est dans les touffes luxuriantes des genêts
fleuris que la gaîté du jaune éclate, c'est dans le creux d'une rose entre-ouverte que le rouge sourit amoureusement, c'est de la voûte du ciel que le bleu verse la sérénité dans l'esprit du voyageur qui chemine en songeant, c'est dans la tenture mortuaire qui drape la porte de la demeure où vient de trépasser un de nos semblables que le noir nous émeut irrésistiblement d'un sentiment de deuil.
Source : Gallica

J.-C.-M. Sol La palette théorique, ou Classification des couleurs (1849)

Le noir, dans lequel nous voyons la substance jaune, la rouge et la bleue, combinées, passer de l'unité trinitaire à l'unité absolue, est l'alpha du système chromatique, comme le blanc en est l'oméga. Les trois couleurs simples, émanées du blanc, en qui elles étaient contenues virtuellement, sont venues, de degré en degré, c'est-à-dire en passant par la combinaison binaire, puis par celles ternaires transitoires, s'engouffrer dans la combinaison ternaire isomérique, où elles gisent dans un état d'inertie finale, filles de la lumière ensevelies dans un linceul de ténèbres.
Source : Gallica

J.-C.-M. Sol La palette théorique, ou Classification des couleurs (1849)

Si vous placez le gemme, qui, dans le creux de votre main, offrait à l'œil un vif coloris, au devant de la lumière, vous voyez la couleur s'oblitérer sans changer de nature dans la transparence du cristal : l'effet que détermine ici la lumière, le blanc, qui est lui-même lumière, l'accomplit dans sa combinaison avec une autre couleur. Le rouge devient, par son concours, le rose; mais le rose n'est que le rouge appâli, qui a perdu de son intensité dans la clarté du blanc, le rouge, en partie absorbé par le sphérus.
Source : Gallica

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