Lucrèce

Élements biographiques

Portrait de Lucrèce Lucrèce,  De la nature des choses

“ Nous n’avons pas souffert, nous qui n’existions point :
De même, après la mort, lorsque sera disjoint
Ce nœud d’âme et de chair où tout l’homme réside,
Rien n’atteindra nos sens, ou notre être, mot vide,
Car nous ne serons plus ! Rien : dût avec la mer
La terre se confondre et l’onde avec l’éther !
Si même, après que l’âme à la forme est ravie,
En nos restes persiste un sentiment de vie,
Cela n’est plus en nous et ne nous est plus rien,
Puisque l’âme et le corps ont rompu leur lien,
Hymen d’où la personne émane tout entière.
”
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Portrait de Lucrèce Lucrèce,  De la nature des choses

“ Si lugubre est la nuit, si morne est le visage
Que sur nous l’épouvante incline, quand l’orage,
Prêt à lancer la foudre, aiguise les éclairs !
Souvent, fleuve de poix coulant des cieux aux mers,
Plein de vent et de flamme, un noir nuage tombe
Dans l’onde ; et, ténébreux, il va, traînant la trombe,
Colonne aux flancs chargés de tonnerre et de nuit.
À terre, l’homme tremble et vers son toit s’enfuit,
Rien qu’à voir sur les eaux marcher cette tempête !
Tels et non moins épais pendent sur notre tête
Les nuages des cieux.
”
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Portrait de Lucrèce Lucrèce,  ''Lucrèce, Virgile, Valérius Flaccus - Œuvres complètes''

“ Mère des Romains, charme des dieux et des hommes, bienfaisante Vénus [1] , c’est toi qui, fécondant ce monde placé sous les astres errants du ciel, peuples la mer chargée de navires, et la terre revêtue de moissons ; c’est par toi que tous les êtres sont conçus, et ouvrent leurs yeux naissants à la lumière. Quand tu parais, ô déesse, le vent tombe, les nuages se dissipent ; la terre déploie sous tes pas ses riches tapis de fleurs ; la surface des ondes te sourit, et les cieux apaisés versent un torrent de lumière resplendissante. ”
Source : Wikisource

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