Lucrèce,
De la nature des choses
“ Mais tout n’est pas formé que d’éléments sensibles, Il existe du vide, et cette vérité Va fixer ton esprit par le doute agité ; Et, du monde à tes yeux éclairant la science, Elle m’assure enfin ta pleine confiance. Il existe du vide, un libre et pur milieu. Et comment supposer un mouvement sans lieu ? L’office de tout corps étant la résistance, La substance tiendrait en échec la substance, Si les corps ne cédaient à leur choc mutuel ; Or, de la mer aux monts et de la terre au ciel, Nous voyons en tous sens s’agiter la matière. Le vide au mouvement peut seul donner carrière ”

