Résumé

Portrait de Cicéron Cicéron Des suprêmes biens et des suprêmes maux

Il m'a semblé n'y reconnaître qu'une maxime d'Épicure : que l'amitié était inséparable de la volupté, puisque, sans l'amitié, on ne pourrait vivre en sûreté, ni sans crainte, ni avec plaisir. Je crois y avoir assez répondu. Ce que vous avez dit ensuite est plus honnête, et ce n'est pas d'Épicure, que je sache, mais de quelques nouveaux épicuriens : que d'abord c'est pour sa propre utilité qu'on cherche à se faire des amis, mais que, l'amitié une fois affermie par l'habitude, c'est pour eux qu'on les aime, sans aucune vue d'utilité.
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Portrait de Cicéron Cicéron Des suprêmes biens et des suprêmes maux

DE LA CRAINTE DE LA MORT. Il me reste maintenant à expliquer dans mes vers la nature de l’esprit et de l’âme, à chasser les fantômes de l’Achéron, ces chimères qui empoisonnent le bonheur dans sa source, qui donnent à toutes nos idées la teinte lugubre de la mort, et qui ne nous laissent jouir d’aucune volupté pure,
Il est des hommes qui disent que la douleur et l’infamie sont plus à craindre que les abîmes de la mort, qu’ils n’ignorent pas que l’âme est de la nature même du sang, et qu’ils n’ont pas besoin des leçons de notre philosophie.
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Portrait de Cicéron Cicéron Des suprêmes biens et des suprêmes maux

En général, tous les êtres connus sont actifs ou soumis à l’action des autres, ou fournissent un espace à l’existence et au mouvement : il n’y a que les corps qui soient actifs ou passifs ; il n’y a que le vide qui ouvre un champ à leur activité. Il n’existe donc pas dans la nature un troisième ordre d’êtres ; les sens ne peuvent l’apercevoir, ni l’esprit humain s’en former une idée.
Tout ce qui n’est ni matière ni vide est propriété ou accident de l’un ou de l’autre. Les propriétés sont inséparables du sujet, et ne cessent que par sa destruction.
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