Victor Hugo,
Œuvres complètes de Victor Hugo
(1832-1840)
“ Et dans l'intérieur, par moments luit et passe Une ombre, une figure, une fée, une grâce, Jeune fille du peuple au chant plein de bonheur, Orpheline, dit-on, et seule en cet asile, Mais qui parfois a l'air, tant son front est tranquille, De voir distinctement la face du Seigneur. On sent, rien qu'à la voir, sa dignité profonde. De ce cœur sans limon nul vent n'a troublé l'onde. Ce tendre oiseau qui jase ignore l'oiseleur. L'aile du papillon a toute sa poussière. L'âme de l'humble vierge a toute sa lumière. La perle de l'aurore est encor dans la fleur. ”
