Complémentarité des couleurs

Définition et enjeux

J.-C.-M. Sol La palette théorique, ou Classification des couleurs (1849)

A la réserve des couleurs blanche et noire, qui, en même temps qu'elles sont les couleurs harmonisantes par excellence, sont encore les couleurs qui contrastent le plus l'une avec l'autre, et aussi avec les primaires et les binaires, les couleurs opposantes tranchent davantage que ne font les couleurs harmonisantes. Le rouge, par exemple, tranche plus avec le vert, le jaune ou le bleu, l'olive, le sépia ou l'indigo, le carmélite ou le teinte-neutre, à l'égard desquels il est opposant, qu'il ne le fait avec l'orangé ou le violet, ni avec le brun, à l'égard desquels il est harmonisant.
Source : Gallica

France Commission Supérieure : rapports (1872)

Les rouges, les verts, les bleus, les jaunes, accordent leurs tons les plus francs avec une audace triomphante. Il faut remarquer que ces couleurs ne tirent leur éclat que de combinaisons dues à la plus sagace observation de la nature. Quand, dans la nature, un objet nous attire par la mystérieuse intensité de ses tons et par je ne sais quoi de vivant qui semble se mouvoir dans la couleur, jamais cette attraction n'est le résultat d'une coloration simple et uniformément répandue sur toutes les parties.
Source : Gallica

Auguste Bougot Essai sur la critique d'art : ses principes…

La couleur a aussi son éloquence : la vérité d'une teinte locale satisfait notre raison ; l'harmonie des couleurs entre elles est une caresse pour l'oeil ; mais après un spec tacle touchant par lui-même, rien ne nous touche plus que la conformité de la couleur avec la pensée que nous lisons sur les visages ; il semble que l'émotion entre plus avant.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature