Résumé

France Commission Supérieure : rapports (1872)

Si les vases, les ivoires, les bronzes d'ameublement, les monnaies et les bijoux de l'antiquité nous ravissent, c'est qu'ils portent la vive empreinte de cette beauté immuable qui fut l'âme de la Grèce. Si la Renaissance également nous enchante par ses meubles, ses parures, ses émaux, ses nielles, son orfèvrerie, sa céramique, etc., c'est que le moindre de ces objets respire ce parfum d'humanité si émouvant dans les maîtres de cette époque. De même, toutes proportions gardées pour ce qui relève du goût, une tapisserie ou une faïence du XVIIe siècle reflète la magnificence du grand règne
Source : Gallica

France Commission Supérieure : rapports (1872)

Ailleurs, deux Amours enlacés sont emportés dans les airs au milieu d'un baiser. Ces faïences sont de la plus grande beauté; l'imagination et la science s'y disputent le pas. Ce sont, à la fois, des produits céramiques de premier ordre et de vraies œuvres d'art, où la plastique joue son rôle en même temps que la peinture. Les sujets sont modelés dans la pâte, de manière à se dessiner en un faible relief, puis peints, et enfin recouverts de cet émail translucide qui donne à la masse tant de profondeur et tant de légèreté. Voilà de la belle et saine décoration
Source : Gallica

France Commission Supérieure : rapports (1872)

Ce qui est inimitable dans ces faïences, ce n'est pas leur fabrication, c'est le sentiment qui respire en elles et qu'elles nous communiquent avec vivacité. Voilà ce que nulle imitation ne peut rendre, et pourquoi il est téméraire de tenter l'entreprise. S'inspirer des meilleures technologies est recommandable ; copier des œuvres de simple ornementation est possible; mais il ne faut jamais se prendre à la figure humaine, car chaque époque, en dépit d'elle-même, la façonne à son image, et il n'est si grande fidélité apparente que l'esprit ne trahisse.
Source : Gallica

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