Henri Bernardin de Saint-Pierre

Résumé

Henri Bernardin de Saint-Pierre,  Oeuvres choisies de Bernardin de Saint-Pierre (1836)

“ Faites le bien dans cette vie, qui passe comme un torrent; faites le bien, non par ostentation et par des mains étrangères , mais pour le ciel et par vous-même. Le fruit de la vertu perd sa fleur, quand il est cueilli par la main d'autrui. Ah ! si vous-même la soulagez dans ses peines; si, par votre compassion, vous la relevez à ses propres regards, vous verrez à vos bienfaits son front rougir, ses yeux se remplir de larmes, ses lèvres convulsives se mouvoir sans parler, et son coeur, long-temps oppressé par la honte, se rouvrir à la vue d'un consolateur, comme au sentiment de la Divinité. ”
Source : Gallica

Henri Bernardin de Saint-Pierre,  Oeuvres choisies de Bernardin de Saint-Pierre (1879)

“ Les oiseaux de mer, attirés par ces retraites paisibles, y venaient passer la nuit. Au coucher du soleil, on y voyait voler, le long des rivages de la mer, le corbigeau et l'alouette marine ; et au haut des airs, la noire frégate, avec l'oiseau blanc du tropique, qui abandonnaient, ainsi que l'astre du jour, les solitudes de l'océan Indien. Virginie aimait à se reposer sur les bords de cette fontaine, décorée d'une pompe à la fois magnifique et sauvage. Souvent elle y venait laver le linge de la famille, à l'ombre des deux cocotiers. Quelquefois elle y menait paître
ses chèvres.
”
Source : Gallica

Henri Bernardin de Saint-Pierre,  Oeuvres choisies de Bernardin de Saint-Pierre (1836)

“ Y a-t-il dans le firmament des lieux où la lumière ne parvienne jamais? Le soleil ne me montre qu'un infini terrestre, et la nuit me découvre un infini céleste. O mystère, couvrez ces vues ravissantes de vos ombres sacrées ! Ne permettez pas à la science humaine d'y porter son triste compas ! Que la vertu ne soit pas réduite à attendre désormais sa récempense de la justice et de la sensibilité d'un globe ! Laissez-lui penser qu'il y a dans l'univers d'autres destins que ceux qui font les malheurs de la terre.
La science nous montre le terme de notre raison, l'ignorance l'éloigne toujours.
”
Source : Gallica

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