Jean-Joseph-Bonaventure Laurens

Élements biographiques

Jean-Joseph-Bonaventure Laurens Théorie du beau pittoresque démontrée dans ses applications à la composition… (1849)

Tous les mortels sont sensibles à sa magnificence et à sa grâce ; mais pour l'artiste elle est toujours un objet d'adoration par sa beauté, toujours un objet de désespoir par l'impuissance qu'il éprouve de l'imiter fidèlement, toujours un maître et un guide dont il ne faut jamais se séparer. La nature est le commencement et la fin de l'étude de l'art. C'est dans elle seule qu'on peut
trouver cette beauté qui fait le plus noble but du peintre, et cette inépuisable variété qui lui fournit incessamment les moyens d'éviter les répétitions ou la monotonie des effets et des sujets.
Source : Gallica

Jean-Joseph-Bonaventure Laurens Théorie du beau pittoresque démontrée dans ses applications à la composition… (1849)

Comme on ne peut pas exceller en même temps dans toutes les parties de l'art, il suffit d'avoir atteint la perfection dans une seule de ces parties, pour être mis au premier rang. Or, aucun paysagiste n'a connu les lois de la lumière comme Claude. Ses toiles sont, en outre, empreintes du sentiment poétique et profond, de la beauté calme et solennelle des belles campagnes méridionales par un ciel pur. A leur aspect, l'âme est saisie de cette rêverie qu'on éprouve lorsque le soleil , allant disparaître à l'horizon , colore toute la nature avec des tons d'une harmonie admirable.
Source : Gallica

Jean-Joseph-Bonaventure Laurens Théorie du beau pittoresque démontrée dans ses applications à la composition… (1849)

Tous les maîtres ont dit qu'il faut que l'artiste soit pénétré de la beauté du corps humain , et que son soin principal doit être de se rendre apte à le représenter. Par cette étude , il se rendra sensible à toutes les beautés de la nature, à toutes les propriétés des rapports des lignes. L'étude de la forme humaine , dans l'éducation artistique , est comme l'étude des langues dans l'éducation littéraire.
La nature aime tant la variété que, si d'un côté elle produit la symétrie, de l'autre elle introduit des moyens de contraste.
Source : Gallica

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