Joseph Panier

Élements biographiques

Joseph Panier Peinture et fabrication des couleurs… (1856)

On peut peindre à l'huile avec l'Inde mêlé de blanc qui lui donne du corps ; mais comme il perd une grande partie de sa force en séchant, les peintres qui s'en serviront pour les draperies feront bien de le glacer par-dessus avec de l'outremer.
L'indigo non falsifié est léger, flottant sur l'eau; la cassure à l'intérieur doit être nette, d'un beau bleu très-foncé, tirant sur le violet. Celui nommé guatimala est le plus estimé.
A la détrempe, l'indigo produit des effets admirables.
Cette couleur est absolument nécessaire pour peindre le ciel, la mer et toutes les parties fuyantes du tableau.
Source : Gallica

Joseph Panier Peinture et fabrication des couleurs… (1856)

La peinture à l'huile est de tous les genres de peinture un des plus anciens et celui qui a été, avec raison, un des plus cultivés. Elle a l'avantage incalculable de résister, plus que toute autre, à l'injure des temps et de se conserver plusieurs siècles dans toute sa vigueur et toute son harmonie, surtout lorsque l'artiste a fait choix d'un bon fabricant de couleurs fines, consciencieux et ami des arts.
Source : Gallica

Joseph Panier Peinture et fabrication des couleurs… (1856)

La couleur locale est soumise à la vérité et à l'effet des distances.
On appelle couleurs rompues, on demi-teintes en peinture, un mélange de deux ou de plusieurs couleurs qui tempèrent le ton de celle qui paraît principalement.Elle n'est pas aussi éclatante, mais elle fait briller les autres, qui lui donnent réciproquement de l'effet : c'est elle qui en corrige et en attendrit la crudité.
Les couleurs n'acquièrent l'éclat qu'elles doivent avoir, qu'autant qu'elles sont entièrement dépouillées de toute matière hétérogène. Rien ne peut leur être Amalgamé sans leur nuire.
Source : Gallica

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