Massicot

Définition et enjeux

Portrait de Léonor Mérimée Léonor Mérimée,  De la peinture à l'huile, ou Des procédés matériels employés dans ce genre de peinture… (1830)

“ Un degré de plus d'oxidation transforme le massicot en minium. On prépare cette couleur, en grand, en calcinant le massicot dans des fours à réverbère. Parvenu au rouge obscur, il devient pourpre; mais cette couleur, due à la chaleur, disparaît en refroidissant. Lorsque la calcination du massicot est à ce point, on ferme la porte dès fours, mais non pas hermétiquement, afin que l'air puisse y rentrer. Le massicot, refroidissant très lentement, absorbe l'oxigène de l'air, et prend une couleur orangée, d'autant plus belle que le refroidissement a été plus lent. ”
Source : Gallica

Joseph Panier,  Peinture et fabrication des couleurs… (1856)

“ Le massicot est un oxyde de plomb de couleur jaune. Lorsqu'on fait fondre du plomb, il se forme à sa surface une poudre grise qui est un véritable oxyde de ce métal. Si après avoir enlevé cette poudre grise, on l'expose à un feu plus violent, elle devient jaune, et c'est ce qu'on appelle massicot.
On peut distinguer trois sortes de massicot, le blanc, le jaune et le doré. Ce sont trois espèces d'oxyde de plomb qui ont éprouvé des degrés de feu différents.
Le massicot est utile pour tous les genres de peinture-qui doivent avoir du corps.
”
Source : Gallica

Mme Rouget de Lisle,  Académie des dames ; livre des beaux-arts que l'on peut apprendre aisément sans maître… (1848)

“ Sur 31 grammes de soufre, on ne peut mettre moins de 16 grammes de couleur, autrement le soufre serait trop pâle. Le cinabre, la terre verte, l'ocre jaune, le massicot, ainsi que le noir de fumée, sont, de toutes les couleurs, celles qui s'incorporent le mieux avec le soufre. La mine de plomb produirait aussi une teinte très-flatteuse à la vue, mais elle s'allie difficilement au soufre. ”
Source : Gallica

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