Raphaël Blanchard

Raphaël Blanchard

Résumé

Portrait de Raphaël Blanchard Raphaël Blanchard Climat, hygiène, maladies (1902)

Comme on le voit, son évolution s'accomplit d une façon ininterrompue entre l'Homme et le Moustique, puis entre le Moustique et l'Homme. A aucune epoque de sa vie, il ne cesse d'être parasite : ce n'est donc ni l'eau des marécages, ni le sol fraîchement remué, ni l'air pestilentiel qui sont la cause de la fièvre; c'est toujours et uniquement une piqûre d'Insecte. Ces decouvertes sensationnelles éclairent, on le conçoit, d'une lumière très inattendue, mais très resplendissante, la grave question du paludisme, qui est sans contredit la plus importante de toutes les questions d'hygiène coloniale.
Source : Gallica

Portrait de Raphaël Blanchard Raphaël Blanchard Climat, hygiène, maladies (1902)

Nous verrons tout à l'heure que le paludisme est moculé par la piqûre des Moustiques et nous préciserons les conditions de cette inoculation. Le parasite, au moment où il est déverse dans la plaie produite par la trompe du Moustique, est à l'état d'un très petit corpuscule vivant, capable d'accomplir ces obscurs mouvements de reptation qui s'observent chez tant d'êtres inférieurs et qu'on connaît en histoire naturelle sous le nom de mouvements amiboides.
Source : Gallica

Portrait de Raphaël Blanchard Raphaël Blanchard Climat, hygiène, maladies (1902)

Quoi qu'on en ait dit par boutade, Madagascar ne mérite aucunement le surnom de « tombeau des Européens » : en dehors de la région côtière, qui est effectivement assez peu salubre, mais qu'il est très facile de rendre habitable, ainsi que je le dirai plus tard, il existe dans la grande île d'immenses territoires où l'on jouit toute l'année d'un climat très favorable. L'Européen est donc assuré, non seulement de pouvoir y vivre dans des conditions pas trop différentes de celles auquel il est habitué, mais encore de s'y multiplier.
Source : Gallica

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