Résumé

Maurice Nielly Hygiène des Européens dans les pays intertropicaux (1884)

Changer de climat, émigrer vers un pays nouveau, explorer des régions nouvelles, coloniser sous des latitudes différentes du pays d'origine, c'est subir des influences inconnues à l'organisme et de toute nature, c'est s'exposer à des causes multiples agissant sur l'état de la santé ou pouvant provoquer des maladies, c'est affronter l'action, jusqu'alors inéprouvée, de météores plus actifs, d'un sol autrement constitué que celui du pays natal, d'une alimentation nouvelle, d'une faune et d'une flore différentes, de mœurs même et d'habitudes d'un milieu social nouveau.
Source : Gallica

Maurice Nielly Hygiène des Européens dans les pays intertropicaux (1884)

La fièvre jaune ne peut-elle pas provenir d'une source humaine, comme en proviennent, à mon sens du moins, le choléra, maladie des races indoue et indo-chinoise, la peste, maladie arabe, les typhus, maladies européennes? La fièvre jaune n'a-t-elle pas son point de départ dans les habitudes hygiéniques des races nègre et indo-américaine, comme la fièvre typhoïde dans les infractions à l'hygiène commises par les hommes d'Europe, comme le choléra et la peste dans celles dont on peut facilement accuser les races que déciment ces deux fléaux ?
Source : Gallica

Maurice Nielly Hygiène des Européens dans les pays intertropicaux (1884)

La caractéristique des maladies parasitaires vraies, c'est cette transmission ; qu'elles passent de l'homme à l'homme, à la façon de la gale vulgaire, ou des animaux à l'homme, comme le charbon, la trichinose, les ténias, etc., leur caractère capital, en hygiène et en pathogénie, c'est cette migration d'un organisme dans un autra. Si la fièvre jaune peut ainsi passer directement d'un malade à son voisin indemne, elle a la plus grande analogie avec les maladies parasitaires et avec les virulentes : avec un léger effort de l'esprit, le parasitisme et la virulence deviennent évidents.
Source : Gallica

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