Régis Roy

Régis Roy

Résumé

Portrait de Régis Roy Régis Roy La main de fer

Luigi Aniello était arrivé à Paris, à pied. La route avait été longue ; une marche pénible et accablée fort souvent depuis Naples. Mais la haine est un aiguillon puissant et c’est ce qui l’avait soutenu jusque-là. À Paris, il se trouva tout à fait dépaysé, sans le sou, sans amis. De là à s’enrôler avec les drôles composant la bande de Jolicœur, le pas fut franchi sans regrets, d’autant plus que l’aide de ces chevaliers de minuit, pourrait, un jour, servir à sa vengeance contre Tonty.
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Portrait de Régis Roy Régis Roy La main de fer

Ils avancent toujours, l’oreille tendue, prête à épier le moindre son insolite.
Soudain, une voix alarmée rompt le calme du paysage. Léon jette un retentissant : « Sauvez-vous ! » C’est tout ce qu’il peut articuler ; un haillon lui ferme la bouche.
Mais ce signal suffit ; l’avant et l’arrière-garde s’arrêtent surprise. Émery et Frédéric subissant alors une inspiration simultanée, s’élancent chacun dans un arbre voisin, et prennent refuge parmi les branches basses, et là, guettent de nouveaux développements.
Émery est à peine installé dans sa cachette aérienne, qu’il entend venir vers lui.
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À qui sait attendre tout vient à point ! Et comme celui qui est aiguillonné par la haine ne vit que pour assouvir ce sentiment, la patience lui est souvent nécessaire. Jolicœur sut épier, attendre et saisir le moment propice pour le guet-apens médité.
Croyant n’avoir plus rien à redouter de son ancien valet, De la Salle était un peu moins sur ses gardes. Une rencontre intempestive d’un ou deux coupe-jarrets existait bien, mais ces gens-là ne sont pas réellement braves, et il comptait pour s’en débarrasser sur sa bonne épée reposant toujours à l’aise, toujours dégagée dans son étroite gaine.
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