Olympe de Jouval

Résumé

Olympe de Jouval Guerre aux hommes

« Pour la séduire, se dit le papillon, il me faut employer d’autres armes.
« Figure-toi, belle tulipe, lui dit-il, que cette rose niaise et vaine se croit la reine des fleurs !... Ah ! lui ai-je dit, madame, vous pouvez être la vice-reine, mais la reine ne saurait être une autre que la tulipe... Voyez son air fier et majestueux, ses couleurs éclatantes, et comme elle porte bien son royal manteau de pourpre ! — Mais, m’a dit la rose dépitée, elle n’a aucun parfum... — Le parfum, ce n’est rien, ma chère, la beauté est tout. »
La tulipe vaniteuse l’écoute avec plaisir.
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Olympe de Jouval Guerre aux hommes

C’est la misère, c’est la misère, c’est votre imprévoyance, c’est votre égoïsme !
La femme est ce que vous la faites ! À vous toute la responsabilité.
Les femmes de banquiers, les femmes de négociants, toutes les femmes du monde que l’adversité frappe brusquement, qui se trouvent dans la misère à la mort de leur père ou de leur mari...
Celles-là n’ont plus, n’ont aucune carrière ouverte pour elles.
À celles qui cherchent à gagner leur pain, celui de leurs enfants, dans la littérature, on dit : La femme est créée pour faire cuire son pot-au-feu !
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Olympe de Jouval Guerre aux hommes

Un homme voit une jeune fille, bien jeune, bien naïve... Pour la séduire, il met en œuvre tout son génie infernal, son expérience du mal.
S’il réussit, si la jeune fille succombe, voilà une action blâmable commise, un crime aux yeux de la morale. À ce crime, deux complices, l’homme qui a entraîné la femme, qui a d’abord eu l’initiative, qui l’a séduite... Mais voilà que le blâme reste en entier au moins coupable des deux... la jeune fille porte seule la peine de la faute : pour elle, le déshonneur, le blâme, le mépris...
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