Résumé

Léon Abensour Le féminisme sous le règne de Louis-Philippe et en 1848

« Refusons pour époux, dit la Femme libre, tout homme qui n’est pas assez généreux pour consentir à partager son pouvoir [23] . » Si les femmes repoussent le mariage, ce ne sera d’ailleurs nullement pour se jeter dans l’union libre. « Le seul moyen de travailler à notre délivrance, c’est, dit George Sand [24] , de refuser le cantique d’amour aux oppresseurs... Nous renoncerons aux saintes joies de la famille ainsi qu’aux enivrements de la volupté, et nous forcerons les hommes, bientôt las de leurs abjects plaisirs, à nous faire une place à leur côté. »
Source : Wikisource

Léon Abensour Le féminisme sous le règne de Louis-Philippe et en 1848

Quand les féministes contemporains demandent pour la femme l’accès aux carrières libérales, ils y voient surtout un moyen pour elle d’acquérir l’indépendance en gagnant sa vie dans d’aussi bonnes conditions que l’homme. Ce point de vue, le féminisme de la monarchie de Juillet s’y est peu arrêté ; ce qu’il envisage, ce n’est pas l’intérêt particulier des quelques femmes qui exerceront telle ou telle profession, mais l’intérêt du sexe féminin tout entier, c’est le côté universel et en même temps le côté moral de la question.
Source : Wikisource

Léon Abensour Le féminisme sous le règne de Louis-Philippe et en 1848

Cependant, il y a entre les deux conceptions une grande différence ; les féministes d’aujourd’hui mettent sur le même plan l’égalité de la femme dans la famille, son accès aux diverses professions, l’amélioration du sort des ouvrières, l’exercice des droits politiques. Ce sont pour eux questions d’égale importance. Sous Louis-Philippe, il était bien loin d’en être de même. Ce que les femmes d’alors désirent surtout, c’est d’abord l’égalité de la femme dans le mariage, ensuite l’ouverture des carrières libérales.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature