Résumé

Portrait de Kaethe Schirmacher Kaethe Schirmacher Le Féminisme aux États-Unis, en France…

Tutelle légale du mari à l’égard de l’épouse ; l’épouse est même incapable d’obtenir de la part du mari une autorisation générale pour ceux des actes de la vie civile qu’elle ne peut accomplir de son propre chef ; dans toutes les questions intéressant la communauté, le droit de décision est du côté de l’homme.
Le régime légal est la communauté de biens, réduite cependant aux biens meubles. Le mari en a l’administration et la libre disposition. C’est à lui qu’appartiennent le salaire et l’épargne de la femme.
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Nous voilà loin des principes de Mary Wollstonecraft, et il faut insister sur le fait qu’à l’encontre des États-Unis et de l’Australie, pays de suffrage universel, l’Angleterre ne connaît que le suffrage restreint et que, par suite, la majorité des Anglaises n’a jamais demandé l’électorat politique que pour les femmes propriétaires et contribuables.
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En ce moment, la question de l’abolition de l’esclavage était une question brûlante aux États-Unis.
Nombre de femmes américaines prirent cause et fait pour les opprimés. Les premières, elles fondèrent des sociétés pour l’abolition de l’esclavage (Antislavery Societies) . Tout le monde sait, d’ailleurs, que ce fut le livre d’une femme, la Case de l’Oncle Tom, de Harriett Beecher-Stowe, qui, en 1852, par ses descriptions navrantes de la vie des noirs, rendit sympathique au monde civilisé entier la cause des nègres aux États-Unis.
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