Résumé

Léon Abensour Histoire générale du féminisme

La femme qui s’occupe de lettres, de politique, celle qui seulement tient un salon ou fait des hommes son habituelle société, est la fleur vénéneuse qui pousse sur le fumier des civilisations. Le retour à la nature, c’est pour la femme la rentrée au gynécée, dont on eut tort d’ouvrir les portes : dans une maison bien réglée, les hommes vivent d’un côté, les femmes de l’autre. Il en serait de même dans une société bien ordonnée. Le monde où se mêlent les sexes, où règne la femme, voilà l’ennemi.
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Léon Abensour Histoire générale du féminisme

L’autoritaire épouse de deux rois ne montre-t-elle pas ainsi, avec discrétion, mais netteté, que la femme qui, comme l’homme, a contribué à la gloire et au bonheur des peuples est bien l’égale de l’homme ? Sur ce terrain la suivent d’autres princesses. Quelle belle recrue pour le féminisme qu’une femme comme Catherine de Médicis qui, trente ans, administra la France avec une énergie plus que masculine et une ruse bien féminine, et comme il est étonnant que nos émancipées n’aient pas pris soin de feuilleter Brantôme pour y découvrir ce glorieux précurseur !
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Léon Abensour Histoire générale du féminisme

Par le mariage l’homme s’est arrogé sur la femme un droit injuste de propriété. Qu’il ne se plaigne pas si, comme il le semble à l’observateur averti, les femmes font une sorte de « ligue secrète pour résister à la tyrannie de l’homme ». Intelligente autant que l’homme, mais d’une façon différente, plus près du mystère de la nature par son génie intuitif, la femme mérite d’être libre, affranchie. À vrai dire, Diderot ne conçoit pas l’affranchissement des femmes comme le concevront Condorcet ou Stuart Mill.
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