Léon Abensour, Histoire générale du féminisme
“ Là l’amour est au contraire le grand, le seul mobile ; ce sont les orages de la passion et de la jalousie qui, dans le beau poème où vivent les sublimes figures d’Ysolde et de Tristan, seuls déchaînent la guerre. C’est pour plaire à une femme, mieux, pour la mériter, que Lancelot, que Perceval le Gallois s’en vont par le monde, bravant les périls. C’est jeu pour le vrai chevalier que de briser les obstacles qui se dressent devant son amour. Pour être digne de l’aimée, pour mériter le don précieux de son corps, le don plus précieux de son âme, il s’imposera des épreuves inutiles. ”
