Flora Tristan,
Pérégrinations d’une paria
“ Si vous m’aimiez, monsieur Chabrié, vous ne balanceriez pas un instant à me rendre le service que je vous demande, et vous me le refusez. – Mais, Flora, ma chère Flora, êtes-vous bien éveillée ? La fièvre ne brûle-elle pas votre cerveau ? L’ambition vous fait-elle tout oublier ? Eh quoi ! vous exigez que je me déshonore ! Ah ! Flora, je vous aime assez pour vous sacrifier ma vie : avec vous, je supporterais la misère, je la souffrirais sans me plaindre ; mais ne me demandez point de m’avilir, car, par l’amour que j’ai pour vous je n’y consentirai jamais. ”
