Résumé

Henri Coupin A travers l'histoire naturelle… (1901)

Il semble que lorsque l'homme cultive une plante, c'est-à-dire la prend sous sa protection, la plante renonce peu à peu à ses armes défensives, désormais inutiles, puisque, grâce à la sollicitude de l'homme, les ennemis sont écartés.
N'est-il pas piquant de faire remarquer qu'en circonscrivant nos champs de grilles armées de pointes, en entourant d'eau les pieds de nos plantes de serre, en camphrant nos meubles et en empoisonnant nos herbiers, nous ne faisons qu'imiter les végétaux, qui pratiquent ces diverses méthodes depuis longtemps, avant que l'homme n'apparût sur la terre?
Source : Gallica

Henri Coupin A travers l'histoire naturelle… (1901)

Si je ferme du doigt l'orifice de l'abdomen que je viens de tronquer, le son devient plus grave, conformément aux lois des tuyaux sonores. Si j'adapte à l'embou-chure du ventre ouvert un cylindre, un cornet de papier, le son gagne en intensité aussi bien qu'en gravité. Avec un cornet réglé à point, et de plus immergé par son large bout dans l'embouchure d'une éprouvette renforçante, ce n'est plus chant de cigale, c'est presque beuglement de taureau, et les jeunes enfants, se trouvant là par hasard au moment de mes expériences acoustiques, s'enfuient épouvantés.
Source : Gallica

Henri Coupin A travers l'histoire naturelle… (1901)

Le chat a deux yeux, le chien a deux yeux; le poisson rouge, le lézard, le serpent, la grenouille, ont deux yeux. L'homme qui a l'occasion de les observer souvent a lui-même deux yeux, de sorte qu'il s'imagine que tous les animaux de la création ont toujours deux organes visuels. Je vais certainement étonner beaucoup de personnes en disant qu'il y a de nombreux animaux qui possèdent plus de deux yeux, et que même ces animaux pullulent autour de nous. Je n'en veux pour exemple que les araignées, ces bêtes si répugnantes par leur aspect, mais si intéressantes par leurs mœurs.
Source : Gallica

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