Henri Coupin

Élements biographiques

Henri Coupin,  La vie dans la nature : histoire naturelle pour tous…

“ Qui ne connaît, dit Brehm, ce coléoptère vert doré, aux élytres coupées sur leur moitié postérieure de lignes transversales couvertes d'écaillés; qui ne l'a vu, sous les chauds rayons du soleil, voltiger çà et là, faisant entendre son bourdonnement sonore parmi les plantes et les arbustes en fleurs, tantôt se posant sur les roses, les spirées, les rhubarbes ou sur les épines, les troènes, les boules-de-neige sauvages, les lierres et cent autres? Elles paraissent dormir alors que, tranquilles, elles rongent les étamines des fleurs ou sucent les sucs qui s'écoulent des nectaires. ”
Source : Gallica

Henri Coupin,  Les plantes originales (1909)

“ Alors les filles grimpent aux pentes, coupaillent et cisaillent en pleine dorure, et, la cueillette faite, le village s'emplit, charrettes, brouettes, de toute cette tristesse ensoleillée. Dans toutes les rues, dans toutes les ruelles, en bordure de chaque porte, en festons aux fenêtres, dans toutes les mains, petites et grandes, agiles et lentes, partout la fleur de mort, rayonnante et poignante. Les femmes, par tas au bord des rues, bavardes et rieuses, doigts légers et langues prestes, en gaieté, travaillent. ”
Source : Gallica

Henri Coupin,  Les animaux excentriques (1903)

“ A la nage, ce cygne est fort élégant ; mais il ne montre toute sa beauté que lorsque, prenant son essor, il étale ses rémiges, dont la blancheur éclatante tranche superbement avec le noir du reste de son plumage. Lorsque plusieurs de ces oiseaux volent de conserve, ils forment une ligne oblique. En volant, ils étendent loin devant eux leur long cou, et le bruissement de leurs ailes se mêle aux cris qu'ils poussent, et qui, de loin, paraissent sonores et harmonieux. Par le clair de lune, ils volent souvent d'un lac à un autre, en s'appelant sans cesse. ”
Source : Gallica

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